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Publié le 28 Février 2019

Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France et membre de notre collectif a rédigé la tribune ci-dessous. Nous sommes heureux de lui donner écho.

Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France et membre de notre collectif a rédigé la tribune ci-dessous. Nous sommes heureux de lui donner écho.

Pour répondre au mouvement populaire qui exige plus d'équité et davantage de considération, le président de la République a ouvert un « grand débat ». Les « invisibles » qui vivent dans les lieux oubliés du pouvoir sont invités à mettre en forme leurs doléances, à prendre la parole pour la faire sortir des ronds-points.

Il est question ici de géographie, d'opposition entre des centres bien portants, irrigués par la mondialisation et le numérique et des lieux périphériques malades, en voie d'asphyxie parce que privés peu à peu de travail, de services publics, de moyens de transport et de moyens tout court. Il est aussi question de parole, de sens, d'écoute, d'impuissance du peuple et de son contraire, le pouvoir du peuple c'est à dire, littéralement, de démocratie.

 

Ces questions sont au cœur du travail quotidien mené par les Tréteaux de France, Centre dramatique national unique dont la vocation itinérante le conduit à sillonner toute l'année les villes et les périphéries avec les mots et la pensée en partage.

 

Je veux témoigner ici, en tant que directeur des Tréteaux de France, du sentiment d’abandon de celles et ceux que nous rencontrons là où nous posons nos bagages de théâtre et de leur très forte aspiration à prendre place à la table commune. Le poids du centralisme surplombant ce qu’on n’appelle plus la province ni la banlieue leur est insupportable. Leur sentiment d'être oubliés, en panne, garés sur le bord de la vie, se double d'une soif d'expression, de dialogue et d’élévation. Avec nos armes, qui sont celles du partage de l’œuvre d’art, partout en France quelle que soit la localisation des publics, nous nous efforçons de répondre en actes à cette demande, inlassablement.

 

Après Obernai (Bas-Rhin) où nous avons joué L’Enfance à l’œuvre une de nos dernières créations, j’étais la semaine dernière à Saint-Hilaire-du-Harcouët puis à Villedieu-les-Poêles dans la Manche pour partager cette œuvre théâtrale et animer des ateliers de pratique, de jeu et de lecture à voix haute.

Dans chacune de ces villes il n’était question que d’un art qui n’a rien à voir avec l’élitisme, d’un art qui ne « descend » pas de Paris pour alimenter des « empêchés », mais d’un art qui donne toute sa place au public dans une relation d’égalité et de dialogue.

Dialogue fécond, en plusieurs mouvements. L’échange établi à partir de l'œuvre permet au spectateur de réaliser que sa propre pensée est en mouvement, et que cette pensée qui le fonde, fonde aussi autrui. Dans le partage de l’œuvre, le spectateur singulier se retrouve en relation avec d’autres spectateurs singuliers.

Le spectacle réalisé avec les habitants de Sevran (Seine-Saint-Denis) est à cet égard éclairant.

Samedi dernier, dans cette ville, une habitante a reçu vingt-cinq personnes dans son pavillon jouxtant les « barres » de la cité, pour une représentation du spectacle Tout ce qui ne tue pas. Cette pièce a été écrite à partir de la parole de jeunes gens qui « tiennent les murs », désœuvrés. On leur a donné la parole, on leur a demandé ce qu’ils avaient envie de dire sur leur vie, sur notre société. Puis ces paroles ont été reprises et symbolisées par une auteure, Dorothée Zumstein. Ce passage au symbole a donné à ces récits une résonance qui va au-delà des quartiers. Le texte a été ensuite mis en scène par Valérie Suner pour être joué dans des appartements. Les gens des pavillons ont rencontré ceux des « barres » autour de l’œuvre. Et la parole des jeunes hommes a été entendue, par le truchement des comédiens.

 

Si l’œuvre n’est pas créatrice et porteuse de symbole, elle n’est que signes aguicheurs. Elle est une distraction qui permet de ne pas penser. Elle s’adresse au « cerveau disponible » visé par les marketeurs. Au spectacle qui laisse l’individu seul avec lui-même, nous opposons la présentation de l’œuvre qui le met en relation, avec lui-même et avec les autres spectateurs.

 

C’est pour cela que l’art et l’œuvre se confondent pour nous avec l’éducation populaire, qui est au cœur de notre mission.

 

Quand nous venons à la rencontre des publics, nous avons dans nos malles divers outils pour présenter et travailler sur l’oeuvre : des ateliers de lecture à voix haute, des actions de formation au débat, des ateliers de disputation comme ceux déjà organisés autour de Platon, des ateliers de rhétorique. Nous affûtons par l’exercice les outils de la parole ; parce qu’une parole exprimant précisément une pensée élaborée est un premier pas vers l’émancipation.

 

Émancipation : le mot est galvaudé et le plus souvent utilisé par les puissants pour expliquer qu’il faudrait s’affranchir de « vieilles » règles de vie en commun, de solidarités d’un autre temps pour libérer l’individu libéral qui serait en nous.

L’émancipation se définit par rapport aux aliénations qu’elle combat et il faut les nommer :

 

- L’ignorance, qui nourrit l’obscurantisme, le complotisme et la haine, doit être combattue par l’éducation, la formation et la transmission. En apprenant à penser par soi-même, l’école - et les outils d’éducation populaire qui la complètent - permettent de passer du bavardage à la parole, de la gesticulation au geste et de la dispersion à la pensée … autant de valeurs de l’élévation permanente, de notre ambition théâtrale.

 

- L’assignation identitaire qui nous contraint de borner notre existence, de nous « assigner à résidence » sur le terrain désigné par notre milieu, notre genre, notre âge, notre religion, notre origine...
 

- Le chômage et le désœuvrement, qui limitent les moyens matériels et ceux de la pensée.

 

- La captation de l'imaginaire par l'industrie des programmes qui peut, avec une redoutable efficacité, confiner le citoyen dans la consommation de divertissements abrutissants.

 

Il est de la responsabilité des hommes et des femmes de culture de ne pas laisser dévoyer ce mot.

Ne pas s'engager dans cette lutte, c'est collaborer à la « culture toxique » qui dessèche et racornit le spectateur, provoque le repli sur soi. 
Peut-être faut-il dynamiter le mot « culture » pour pouvoir le repenser en termes d'arts et de création, indissociables de l'élévation populaire.

Nous devons revendiquer comme projet politique l'élévation populaire qui permet à chacun de se réapproprier la parole et le geste, de penser par lui-même, d'être singulier et solidaire ; un projet qui remette au centre le bien commun, la chose publique : la République.

 

C’est ce à quoi nous nous attachons chaque jour, au sein des Tréteaux de France.

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Rédigé par Collectif pour l'éducation par l'art

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Publié le 27 Février 2019

Partenaire de notre collectif, la Maison des écrivains et de la littérature lance un appel à l'aide.

Partenaire de notre collectif, la Maison des écrivains et de la littérature lance un appel à l'aide.

APPEL
Chers auteurs,
chers amis et habitués de nos rencontres,
La Maison des Écrivains et de la Littérature, créée en 1986, est aujourd’hui menacée dans son existence même.
Certains d’entre vous ont déjà pu prendre connaissance de la pétition lancée par plusieurs écrivains pour nous soutenir, qui a été mise en ligne sur le site www.sitaudis.f
Adhérents ou amis de la Maison, nous vous devons une information claire sur notre situation, car il convient que nous agissions tous ensemble : adhérents, sympathisants, équipe et CA de la Mél.
Le 10 juillet 2018, il a été décidé par la Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, que nous ne dépendrions plus du Centre National du Livre mais de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) d’Ile de France. Ce transfert, avec lequel nous étions d’accord, devait permettre de renforcer nos missions. Il était convenu que cela se ferait sans que nous ayons en aucune manière à renoncer à la dimension nationale de notre action.
Après des mois d'attente, sans réponse à nos demandes d'informations précises (à qui devions-nous présenter notre dossier de subvention 2019 ?) et après que sept mois se sont écoulés, nous avons enfin appris vendredi dernier (22 février 2019) que notre subvention allait encore être diminuée de 50 000 euros (depuis trois ans, ce sont 165 000 euros que nous avons perdus alors que nos actions sont restées constantes, et ont même augmenté dans certains domaines), et qu'en outre, la DRAC Ile de France ne financerait que nos actions concernant le territoire francilien. Ce dernier point est totalement contraire aux assurances que nous avions reçues. Ce sera à la Mél de trouver des subsides dans les autres régions pour faire en sorte que notre action reste nationale.
A force de coupes claires pratiquées par le CNL dans notre budget, nous n'avons, aujourd’hui, plus de ressources. En vertu de la convention signée en 2018 avec le CNL, nous avons déployé de nouvelles actions au plan national, notamment avec le Centre des Monuments Nationaux, et nous poursuivons des opérations expérimentales en Loire Atlantique. Tout cela bien sûr sans compter les programmes « L’Ami littéraire » (à destination de l’enseignement primaire et secondaire) et « Le Temps des écrivains » (dans les Grandes Écoles et les universités) qui font intervenir à eux seuls 400 écrivains dans toute la France, pour des centaines de partenaires. Mais nous avons épuisé nos réserves et nous ne pouvons plus engager aucune somme pour ces interventions. La situation est bloquée et chaque jour qui passe menace un peu plus notre survie.
Les écrivains, alertés la semaine dernière, se sont mobilisés, car nous avons commencé par prévenir tous ceux qui étaient en contrat avec nous que nous ne pourrions les régler dans l’immédiat, contrairement à nos habitudes. Nous avons reçu, notamment par le biais de la pétition, de nombreux témoignages de soutien de la part des auteurs.
Nous demandons maintenant à tous nos partenaires de se mobiliser de même. Réagissez sur internet, signez la pétition, écrivez dans la presse, envoyez des lettres de protestation pour alerter le ministre de la Culture, le président du CNL, les députés que vous connaissez, les conseillers ministériels, les journalistes. Les salaires de notre équipe de 11 personnes ne seront pas assurés si une lettre de la DRAC ne permet pas rapidement un déblocage de la situation. En effet, nous n’avons même pas en trésorerie de quoi payer les salaires du mois de mars.
Nous demandons qu'outre la déconcentration des crédits vers la DRAC Ile de France, une déconcentration de crédits se fasse également en direction des DRAC de l'ensemble du territoire. Nous exigeons aussi la reconnaissance explicite de cette mission nationale qui a toujours été la nôtre. La Mél est en France la structure la plus expérimentée pour porter des actions d'éducation artistique et culturelle conçues sur mesure et réglées dans leurs moindres détails, en accord total avec les auteurs et les institutions qui souhaitent les inviter. Il y a plus de trente ans que la Maison des Ecrivains et de la Littérature est au service des auteurs, des lecteurs, des enseignants à tous les niveaux, des enfants des écoles, des lycéens et des étudiants. Sans elle, le principe même de l’intervention d’écrivains en milieu éducatif, et aussi dans d’autres cadres sociaux, est tout simplement nié. La disparition de la Mél signerait la fin de tout un pan de l’éducation artistique et culturelle en France, en contradiction totale avec les intentions affichées par nos tutelles passées ou actuelles.
Nous sommes menacés. Aidez-nous. Soutenez-nous.

L’équipe de la Mél
Le Conseil d’Administration

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Rédigé par Collectif pour l'éducation par l'art

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Publié le 8 Février 2019

Jean Pierre Daniel, membre du Collectif pour l’éducation par l’art, nous alerte sur la situation de l’Association Les Enfants de cinéma et son projet d’éducation artistique cinématographique École et cinéma. Une lettre aux ministres de la culture et de l'éducation nationale a été rédigée avec l’aide d’Alain Bergala, et de Jean Michel Frodon. La voici.

 

La lettre aux Ministres des enfants de cinéma atterrés

La Lettre aux ministres de la culture et de l'éducation nationale

Le 1er Février 2019

Messieurs les Ministres,

Le Centre National de la Cinématographie et de l’image animée, dans le cadre d’un « appel à initiative »,  destiné à régulariser et réorganiser la gouvernance de la coordination nationale de ses dispositifs éducatifs École et cinéma et Collège au cinéma, vient de décider de retirer cette mission à l’Association Les Enfants de cinéma et son équipe de salariés permanents.
Aujourd’hui, les administrateurs des Enfants de cinéma négocient avec le CNC et l’association désignée pour lui succéder, Passeurs d’images, les conditions d’un transfert d’activité.
C’est sans mandat de ces administrateurs et sans être impliqués dans leurs négociations que nous nous adressons à vous aujourd’hui.
Acteurs et partenaires des Enfants de cinéma,  sous différentes formes et depuis longtemps, nous souhaitons vous faire part de notre sidération devant cette décision.
Pourquoi un tel passage en force, et à une telle vitesse ? Cette précipitation ressemble trop à un déni de démocratie.

Ce projet d’éducation artistique par le cinéma que nous avons, à divers titre, contribué à créer, développer, et accompagner, a été fondé sur un partenariat entre une volonté politique, énoncée en 1994 par Dominique Wallon, alors Directeur général du CNC et soutenu par le Ministère de l’Éducation Nationale, et un collectif de militants (programmateurs, cinéastes, enseignants, critiques, chercheurs) engagés dans des actions de programmations de films à destination des enfants et porteurs d’un projet pédagogique et artistique, « École et cinéma les enfants du deuxième siècle », piloté par Ginette Dislaire. Ce projet vise à créer les conditions d’une rencontre entre le cinéma et l’enfant comme expérience sensible : la découverte, par les élèves d’une classe d’école élémentaire volontaire, d’une œuvre de l’art cinématographique projetée dans une salle de cinéma. Cette découverte vécue donne lieu à une multitude de pratiques, par la parole, l’écriture, le dessin, la photo, le cinéma, le modelage, la sculpture, le jeu dramatique; elle suscite la construction individuelle et collective d’un rapport au monde, aux autres ; elle se prolonge par des recherches historiques, scientifiques, et documentaires de toute nature, à l’initiative de l’enseignant et de ses élèves, dans la logique du projet pédagogique de la classe et des conditions concrètes de sa mise en œuvre.

Chaque film proposé est accompagné d’un Cahier de notes destiné à l’enseignant.
L’objectif étant de l’aider, dans son propre parcours de spectateur, afin qu’il construise son désir de montrer le film à ses élèves, et qu’il aide, à son tour, les enfants dans leur expérience de spectateur. Il est la base des actions de formations proposées par le projet.

« Ecole et cinéma les enfants du deuxième siècle » n’a donc pas été fondé comme l’enseignement d’un savoir, ni sur le cinéma, ni sur « l’image », mais comme un projet d’éducation artistique ouvert. Il relève, de ce point de vue, d’une longue tradition artistique et pédagogique particulièrement vivante dans notre pays. C’est à partir de cette proposition que, dans le cadre du dispositif École et cinéma, tout un équilibre fragile a été progressivement développé, rassemblant une multitude de situations locales autonomes, grâce au pilotage de l’association Les Enfants de cinéma. Vingt cinq ans plus tard, sans brader ses exigences, École et cinéma est devenu le plus important dispositif d’éducation artistique du pays. Il concerne, chaque année, 15% des élèves des écoles primaires, soit près d’un million d'enfants.
La décision qui vient d’être prise remet en cause ce partenariat et le contenu même du projet, sans qu’aucune réflexion dans l’espace public ni aucune évaluation accessible aient démontré la nécessité de les abandonner. Le collectif artistique et pédagogique qui pilote École et cinéma est dissocié : les acteurs de terrain et tous leurs réseaux d’un côté et l’équipe permanente de l’autre, rattachée autoritairement à un autre collectif associatif qui n’a ni la structure, ni l’histoire, ni les objectifs des Enfants de cinéma.
Cette décision ne peut que déstabiliser profondément et durablement tout le dispositif et le mettre en péril.

C’est pourquoi, nous vous demandons de bien vouloir permettre que soit remise en question cette décision, à tout le moins dans sa dimension expéditive et fatale, afin que l’Association Les Enfants de cinéma poursuive sa mission et son projet d’éducation artistique par le cinéma des élèves des écoles élémentaires et maternelles de ce pays.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre de la Culture, Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse, l’expression de notre très haute considération.

Une copie de cette lettre a été adressée à Monsieur le Vice Président du Haut Conseil pour l’Éducation Artistique et culturelle

Premiers signataires :

Jean Pierre Daniel            Cinéaste. Ancien Président des Enfants de cinéma
Alain Bergala                     Cinéaste. Auteur, Essayiste, Enseignant.
Jean Michel Frodon         Critique de cinéma. Enseignant. Auteur
Ginette Dislaire                Fondatrice des Enfants de cinéma et d’École et cinéma
Josette Sultan                Enseignante.Chercheuse. Première Présidente des Enfants de cinéma
Olivier Ducastel                 Cinéaste. Ancien Président des Enfants de cinéma
Genevieve Troussier            Membre fondateur des Enfants de cinéma. Ex Présidente du GNCR.
                                             Ex Présidente de La Maison de l’Images de Basse Normandie.
Jean Louis Comolli            Cinéaste. Essayiste
Marie José Mondzain        Philosophe
Philippe Meirieu                 Professeur des Universités
Jean Claude Lallias            Conseiller Théâtre. Délégation aux arts et à la culture . Éducation Nationale
Edith Périn                 Cinéma de La coursive, Scène Nat  La Rochelle.
Membre fondateur des Enfants de cinéma
Nicolas Philibert                Cinéaste
Anne Marie Garat            Écrivain
Vincent Sorrel                Cinéaste. Enseignant. Auteur
Roberto Tricarri                Musicien. Partenaire de nombreux Ciné-concerts avec  Les Enfants de cinéma
Jacques Doillon                Cinéaste
Gregoire Solotareff            Cinéaste
Philippe Faucon                Cinéaste
Denis Gheerbrant                Cinéaste
Robert Guediguian            Cinéaste
Thomas Ordonneau            Distributeur de film (Shellac)
Brigitte Sztulcman            Formatrice pour école et cinéma. Imaginarius
Catherine Hernandez            Coordinatrice École et cinéma   CPD Arts Plastiques de la Drôme
Delphine Etchepare            Directrice de l’École d’art du Pays Basque.  ex admin des Enfants de cinéma.
Elina Lowensohn                Comédienne
Ariane Ascaride                 comédienne
Emmanuel Atlan                Acacias distribution
Charles Berling                Comédien. Cinéaste. Chanteur.
Claudine Bories                Cinéaste
Caroline Champetier        Chef Opérateur AFC
Antoine Guillot                Journaliste Critique de cinéma France Culture
Serge Le Péron                Cinéaste Scénariste
Mariana Otero                Cinéaste
Marie Claude Treilhou      Cinéaste

Christophe Ruggia            Cinéaste Co-Président de la SRF. Président de l’ADRC
Daniel Deshays                Ingénieur du son, Professeur des Universités. ENSATT             
Anne-Sophie Zuber            Formatrice en littérature de jeunesse
Katell Tison-Deimat            Coordinatrice Nationale Art et Culture OCCE
Jacques Aumont                Professeur d'université, critique, auteur.
Charles Tesson                   Critique.Historien du cinéma. Enseignant.
Dominique Cabrera            Cinéaste
Christophe Postic                Co-directeur artistique des Etats Généraux du film documentaire de  Lussas

Si vous souhaitez signer cette lettre, envoyez un mail à :

lalettreEDCA@orange.fr

Vous serez alors ajouté à la liste des signataires et sur une liste de mails qui vous tiendra au courant des suites de cette initiative. Merci.

 

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Rédigé par Collectif pour l'éducation par l'art

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Publié le 11 Décembre 2018

Dans la revue INTERCOmunnalités (novembre 2018), François Deschamps et Robin Renucci s'expriment au nom de notre collectif.

Voir l'ensemble de la revue ICI

 

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Rédigé par Collectif pour l'éducation par l'art

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Publié le 3 Septembre 2018

JEAN-PIERRE SAEZ, directeur de l'Observatoire des politiques culturelles apporte dans le bulletin n°8 d' ARTCENA (1er JUIL. " 15 OCT. 2018) ses réflexions et encourage l'éducation artistique.


Il y a de nombreuses manières d’envisager la relation entre art et démocratie. Le sujet n’a cessé de remplir ouvrages et controverses avec l’avènement de la démocratie moderne. Bien des artistes ont entretenu des rapports complexes avec l’idée de démocratie, du fait de l’irréductibilité de l’art à tout jugement esthétique qui dépendrait de l’avis du peuple. Poète paradoxal de la modernité, Baudelaire n’est-il pas allé jusqu’à soutenir : « rien de plus ridicule que la démocratie du nombre ». Pourtant, c’est la démocratie qui dans l’histoire a su protéger, par essence, la liberté d’expression et de création. Les régimes totalitaires, dictatoriaux ou autoritaires du XXe et du XXIe siècle ont toujours pris les artistes pour cible, en raison de leur esprit critique, de leur anticonformisme, de leur faculté de dévoiler une part de vérité du monde dans leur œuvre... Ainsi, pour s’épanouir dans toute sa plénitude, pour s’exposer sans risque majeur, l’art a besoin de démocratie. Mais la démocratie a-t-elle besoin d’art ? L’art moderne ne s’est-il pas imposé comme l’expression d’une subjectivité affranchie de l’opinion publique ? Et les artistes, en général, n’ont que faire de plaire à la majorité et ne recherchent pas son consentement. Cependant, le degré de liberté d’une société ne se mesure-t-il pas à sa capacité d’accorder la plus grande licence à la création artistique ? Le développement libre des arts ne constitue-t-il pas l’un des signes les plus tangibles de l’effectivité de la démocratie (J. Zask, 2003) ? La démocratie implique par ailleurs l’existence d’un État de droit, apte à garantir la protection des intérêts moraux et matériels des œuvres dont on est l’auteur.

               Le rapport entre art et démocratie ne cesse d’évoluer au gré des transformations politiques, sociétales, économiques. Ainsi, la communication de masse, conditionnée par l’irruption de nouvelles technologies d’information, a profondément transformé cette relation. En un sens, les industries culturelles ont concouru à une plus large diffusion des arts ou de leur représentation, grâce aux procédés de reproduction technique des œuvres, ainsi que l’a mis en valeur Walter Benjamin dès les années 1930. Ces industries, tout en étant les maîtres d’œuvre d’une culture de masse nivelée, standardisée, ont tout de même dû engager des talents multiples, solliciter une certaine diversité artistique pour se régénérer et étendre leur empire (E. Morin, 1962). Nombreux sont les scénaristes, metteurs en scène, actrices et acteurs talentueux qui ont payé leur tribut à ce système. En facilitant l’accès à un plus grand nombre d’œuvres, les industries culturelles ont aussi participé à la démocratisation de la culture (A. Girard, 1978), tout en contribuant activement à l’affadir, la chosifier, la réduire à des produits marchands (G. Debord, 1967).

          Les politiques culturelles contemporaines se sont préoccupées d’emblée de la relation entre l’art et la démocratie. En France, l’objectif de démocratisation de la culture, au fondement du projet du ministère des affaires culturelles créé en 1959, était notamment de « favoriser l’accès du plus grand nombre à la culture », c’est-à-dire aux œuvres d’art, au patrimoine et à la création contemporaine. Toutefois, les politiques culturelles ont montré leurs limites du point de vue de la démocratisation de la culture dans la mesure où les publics de la culture, même s’ils augmentaient en nombre, ont peiné à se diversifier socialement. Cette situation a conduit à recourir à d’autres référents pour envisager la relation entre culture et démocratie. Plutôt que de partir d’une vision unitaire, légitime et descendante de la culture, des penseurs et des acteurs ont cherché à pluraliser le sens de la culture, à valoriser les pratiques artistiques et culturelles des habitants et plus généralement le principe de participation à la vie artistique et culturelle.

          À travers l’idée de participation, l’objectif est de faire appel à un langage et des actes qui prennent en compte publics et population et permettent de décrire de manière dynamique la pluralité des modalités relationnelles que chacun est susceptible d’entretenir avec les arts et la culture. La notion de droits culturels, déjà présente dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, réaffirmée et développée dans la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée en 2005, vise justement à assumer la possibilité pour chacun de vivre la culture selon ses choix, à les sécuriser, dès lors qu’il respecte les droits fondamentaux de l’être humain, et l’esprit de la démocratie.

          L’une des grandes affaires de la culture d’aujourd’hui consiste à faire de l’art davantage qu’un tableau à contempler - elle implique aussi cela - : une véritable expérience de vie (J. Dewey, 1934, R. Shusterman, 1992). L’idée d’associer les arts avec le principe de participation n’a cessé de faire son chemin dans la période contemporaine. Si le phénomène des arts participatifs n’est pas nouveau, son déploiement dans de multiples formes de création, accéléré par les effets de la culture numérique, témoigne tout particulièrement de l’époque actuelle et mérite en cela d’être interrogé. Dans ce registre de relation aux arts, les habitants peuvent être appelés à mobiliser leurs compétences et leur imaginaire. Les arts participatifs impliquent souvent la construction de démarches dans lesquelles l’œuvre se compose pas à pas (ou semble l’être ?), grâce à la conjugaison des sensibilités associées, et où le public, institué en tant que sujet, est amené à jouer des rôles variés : spectateur engagé, contributeur, acteur, co-auteur. On observe un succès grandissant des arts dits participatifs à travers le monde (V. Guillon, L. Arnaud, C. Martin, 2015). Le phénomène n’a pas manqué de bousculer pendant un temps les institutions classiques de l’art, plutôt prédisposées à établir un rapport traditionnel entre l’œuvre et le spectateur.

          Ainsi, nombreux sont les artistes d’aujourd’hui qui cherchent à impliquer davantage les publics, voire des habitants saisis sur le vif en quelque sorte, en tant que partenaires d’un parcours artistique. Cette dynamique s’est développée à partir des années 60 dans le théâtre, les arts visuels et les arts de la rue. Depuis cette époque, la palette des manières de susciter ou de faire vivre une expérience de l’art n’a cessé de s’élargir et concerne toutes les disciplines : la danse, les arts numériques, l’opéra, le cinéma, l’architecture et autres formes hybrides…
Ce que Nicolas Bourriaud a appelé « l’esthétique relationnelle » décrit un processus voisin dans le champ de l’art contemporain où l’art devient « un état de rencontre » (N. Bourriaud, 1998). Que révèle cette recherche du point de vue des dynamiques de création et des évolutions
sociétales ? Compte tenu de son caractère mondial, et de l’absence d’un manifeste commun aux artistes incarnant ce « mouvement », impossible de l’imputer à quelque injonction politique ou idéologique qui le déterminerait. Quelque chose d’autre paraît se jouer ici dans le renouvellement des manières de faire de l’art ou sous l’angle du rapport entre art, citoyenneté et démocratie. Cependant, les arts participatifs ne sont pas un tout artistiquement et conceptuellement homogène. Le genre soulève des questions d’évaluation éthique et esthétique (C. Bishop, 2012). Pour n’en citer qu’une, derrière la collaboration qui se noue entre l’artiste et le public dans les arts participatifs, comment assurer qu’une manipulation du second par le premier n’est pas à l’œuvre ? On objectera alors que, s’il y a duperie, il n’est pas exclu qu’elle soit librement consentie et que les différentes parties prenantes ont conscience de participer à un jeu, le jeu de la relation…

          Dans un ordre d’idées proche, le développement des pratiques artistiques en amateur ou l’usage croissant des supports numériques pour s’exprimer artistiquement sont d’autres tendances caractéristiques de notre époque. Elles traduisent le besoin d’expression de soi de l’individu contemporain, peut-être aussi le désir de libérer ses facultés créatrices dans la société ouverte (non sans illusions…) en même temps que la quête d’un partage avec l’autre. Une quête qui prolonge (ou réinvente ?) un mouvement ancien consistant à prendre part à des fabriques artistiques collectives telles que des chorales, des fanfares ou des chants populaires. Comment comprendre ce tiraillement de l’individu contemporain ? Il se pourrait bien qu’il faille chercher des explications dans les profondeurs des transformations du monde actuel. Les démocraties libérales poussent leurs membres à un comportement contradictoire dont les usages des réseaux sociaux témoignent singulièrement : l’individuation et la coopération. Ces sociétés ont également enfanté un système de représentation que Guy Debord a saisi à travers le concept de « société du spectacle ». Cette « société », où chacun pourra avoir son « quart d’heure de célébrité » selon la formule prêtée à Andy Warhol, génère, dans la dynamique d’un système dégradé de starification, des poussées narcissiques amplifiées par l’usage des réseaux « sociaux ». Placés dans ce moment civilisationnel conditionné par le capitalisme de l’ère numérique, les hommes et les femmes d’aujourd’hui balancent entre recherche d’expression de soi et besoin d’altérité, d’échange, de coopération. Voici peut-être une des réponses à la question de savoir comment exister, comment donner du sens à sa vie. Cette recherche peut évidemment prendre des formes très variées – l’univers des arts étant l’un des espaces où elle se manifeste. Elle témoigne d’un besoin d’investir des vacuoles de liberté dans un monde de trompe-l’oeil… En définitive, l’hypothèse qui sous-tend notre raisonnement est que l’expansion de la nébuleuse des arts participatifs ne serait pas sans lien avec une mutation anthropologique dont ne sont ici esquissés que quelques aspects.

          Il est une façon, relativement consensuelle, de concilier art et démocratie : par l’éducation artistique et culturelle. De quoi est-il alors question ? Non pas de faire de tout enfant un futur artiste ou un futur spectateur des scènes théâtrales et autres, mais de stimuler son imaginaire, ses capacités créatives, de favoriser la formation de sa sensibilité, sa construction personnelle, son esprit critique, par une pratique artistique, une familiarité avec les œuvres d’art, une fréquentation de ces figures singulières que sont les artistes, ces êtres qui ont la curieuse faculté de sublimer leur subjectivité en inventant des formes esthétiques admettant une part d’irrationnel. Si l’éducation artistique et culturelle devient un droit culturel effectif pour chaque enfant, et demain chaque personne (J.-P. Saez, W. Schneider, M.-C. Bordeaux, C. Hartmann-Fritsch, 2014), cela signifierait que tous les enfants, quel que soit leur milieu social d’origine, bénéficieraient d’une immersion régulière dans l’univers des arts. Cette perspective de « partage du sensible » (J. Rancière, 2000) laisse entrevoir un autre point de rencontre, riche de sens, entre art et démocratie. Cependant, même si ces deux notions ont beaucoup à se dire, la légitimité d’une œuvre d’art transcendera toujours les critères de la majorité, aussi démocratique soit-elle.


Jean-Pierre Saez
(ce texte est publié ici avec l'autorisation de l'auteur)

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Rédigé par Collectif pour l'éducation par l'art

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Publié le 20 Août 2018

L'Appel du 18 août : l’éducation artistique est un vecteur d’émancipation

Avec l'appel du 18 août, lancé en Corse, le collectif pour l’éducation par l’art, dont Robin Renucci, la Maison des écrivains et de la littérature et le réseau Tras appellent à une mobilisation collective en faveur de l’éducation culturelle, dès l'enfance et tout au long de la vie.

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a appelé toutes les forces vives de notre pays à se mobiliser pour réaffirmer la place des arts et de la culture dans notre société. Le président de la République a, par ailleurs, souhaité construire une politique de l’émancipation et de la dignité. La formation d’individus capables de s’émanciper et de s’affranchir des destins auxquels leur milieu social ou/et géographique les assigne est au cœur de l’ambition démocratique, là où le projet libéral a pour conséquence d’asservir ces mêmes individus aux lois du marché dont le moteur est la pulsion consommatrice.

Démocratie

Pour déjouer l’emprise de ce processus de désymbolisation, la nécessité de l’émancipation individuelle et collective doit être réaffirmée avec une urgence absolue en l’inscrivant au cœur des politiques publiques. L’urgence est d’autant plus forte que de nouveaux enjeux sont apparus : ils sont écologiques et exigent de nouveaux comportements ; ils concernent les libertés fondamentales, notamment la liberté de penser et d’agir ; ils sont les conséquences culturelles et politiques liées à l’accélération de l’évolution des technologies (intelligence artificielle…) ; ils sont ceux du partage des richesses (les biens communs, les data…) ; ils appellent à redéfinir les formes du service public et les pratiques de la démocratie.

L’éducation artistique et culturelle constitue le vecteur majeur de la mise en œuvre de cet objectif d’émancipation. Elle propose à chacune et à chacun, dès l’enfance et tout au long de la vie, d’avoir accès à des expériences esthétiques et de s’engager dans des pratiques artistiques. Elle se nourrit de la rencontre avec les œuvres et les artistes. Elle induit une dimension interprétative. Elle ouvre aux différents champs de la création comme du patrimoine et de la culture scientifique et technique. Elle joue un rôle décisif dans la capacité de symboliser, dans le processus d’individuation, dans l’ouverture à la diversité culturelle, dans le développement de l’esprit critique et du discernement et dans l’apprentissage de la citoyenneté. Elle est un ferment de démocratie.

Désorientation et sidération

L’éducation artistique et culturelle ainsi définie, implique la mise en place d’un plan de développement conduisant à :
- appliquer intégralement la charte pour l’éducation artistique et culturelle adoptée le 8 juillet 2016,
- faire entrer dans la loi le droit à la formation culturelle, à la formation aux pratiques artistiques d’amateurs tout au long de la vie, avec les financements correspondants,
- inscrire dans tous les enseignements, y compris les matières scientifiques, une dimension culturelle,
- remettre l’éducation artistique et culturelle au cœur de la formation initiale et continue des enseignants et des chefs d’établissement,
- rendre obligatoire l’aménagement de lieux dédiés aux pratiques artistiques dans les établissements scolaires,
- mettre en œuvre des formations croisées disciplinaires, interdisciplinaires et intersectorielles, associant tous les acteurs de la chaîne de la transmission et de l’éducation sur l’ensemble du territoire,
- impulser un travail interministériel, en cohérence avec la transversalité de ces actions,
- renforcer la coopération entre les différents financeurs, l’Etat et les collectivités territoriales, pour construire une gouvernance partagée garantissant la pérennité des actions et l’équité entre les territoires.

Dès lors, nous appelons l’Etat à préparer avec nous, sans tarder, l’organisation de chantiers de création interdisciplinaire associant artistes professionnels et amateurs, enseignants, chercheurs, médiateurs, éducateurs, dans toutes les régions de France de métropole et d’outre-mer, chaque année dès l’été 2019. Parallèlement, nous appelons toutes celles et ceux engagés dans des projets d’éducation artistique et culturelle à rejoindre la coopérative pour l’éducation artistique et culturelle dont la construction débutera dès le mois de septembre.
La France foisonne de projets inventifs en matière d’arts et de culture depuis plusieurs décennies. Pour faire face à la désorientation et à la sidération auxquelles nous sommes confrontés, le temps est venu du rassemblement de toutes ces forces vives au service d’un nouveau projet collectif d’émancipation à la hauteur des enjeux civilisationnels qui sont les nôtres.

Des membres du collectif pour l’éducation par l’art, de la Maison des écrivains et de la littérature et du réseau Tras se sont réunis du 16 au 18 août 2018 à l’Aria en Corse et ont adopté l’appel ci-dessus.

Collectif pour l’éducation par l’art : Robin Renucci, Jean-Marc Lauret, François Deschamps, Jean-Claude Lallias, Jean-Gabriel Carasso, Philippe Meirieu, Emmanuel Wallon, Patrick Germain-Thomas, Marie-Laure Poveda.

Maison des écrivains et de la littérature : Claude Eveno, Sylvie Gouttebaron, Michel Simonot, Philippe Morier-Genoud, Jude Ismaël, David Christoffel, Bruno Bonhoure, Khaï-Dong Luong, Mathias Mégard.

Réseau Tras (transversale des réseaux arts et sciences) : Antoine Conjard, Lucie Conjard. www.educationparlart.com; www.reseau-tras.org ; http://m-e-l.fr/ www.ariacorse.net

Un collectif d'artistes

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Publié le 27 Juin 2018

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Publié le 26 Mai 2018

Un séminaire sur "L'apprentissage du lexique par l'histoire des mots et les pratiques théâtrales en cycle3", organisé par le ministère de l'Education nationale, s'est tenu au lycée Louis le Grand à Paris, mardi 22 mai 2018. A cette occasion, notre ami Robin Renucci, directeur des Tréteaux de France, est intervenu. Voici le film de son intervention.

Si l'image n'apparait pas dans le lecteur ci-dessus, essayez ICI

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Publié le 24 Novembre 2017

Pour savoir qui était Jack Ralite, qui vient de nous quitter, nous vous invitons à lire ce texte rédigé par Emmanuel Wallon, (membre de notre collectif) pour la revue Esprit. C'est ici

 

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Publié le 12 Novembre 2017

Jack Ralite est mort ce 12 novembre 2017. Un personnage hors du commun, homme de culture impressionnant, avait été avec Gabriel Garran à la naissance du Théâtre de la commune d'Aubervillers, premier théâtre permanent en banlieue.

En février 2013, Théâtre Ouvert organisait une rencontre hommage à ces deux hommes.

Voici l'intervention complète de Jack Ralite.

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