Publié le 12 Novembre 2017

Jack Ralite est mort ce 12 novembre 2017. Un personnage hors du commun, homme de culture impressionnant, avait été avec Gabriel Garran à la naissance du Théâtre de la commune d'Aubervillers, premier théâtre permanent en banlieue.

En février 2013, Théâtre Ouvert organisait une rencontre hommage à ces deux hommes.

Voici l'intervention complète de Jack Ralite.

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Publié le 4 Novembre 2017

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Publié le 11 Août 2017

A l'Assemblée nationale, la Commission des affaires culturelles et de l'éducation a reçu en juillet, successivement, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et Françoise Nissen, ministre de la culture. Au cœur de l'été nous avons extrait , et croisé, quelques propos concernant l'éducation artistique et culturelle...

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Publié le 19 Juillet 2017

Message de Robin Renucci au Haut Conseil pour l'éducation artistique et culturelle

Ce 20 juillet 2017 se tient à Paris la réunion du Haut Conseil pour l'Education Artistique et Culturelle (HCEAC) dont notre ami Robin Renucci est membre. Ne pouvant y participer, il a adressé aux Haut Conseil la lettre ci-dessous, qui reprend l'essentiel d'une pensée partagée avec les membres de notre Collectif. Il nous autorise à cette publication.

Au Haut-Conseil pour l’Education artistique et culturelle

Réunion du 20 juillet 2017

 

L’’éducation artistique arrive à la croisée des chemins. Jamais en quatre décennies d’expérimentations et de débats elle n’avait suscité autant de colloques passionnés, justifié autant d’ouvrages savants, motivé autant de textes juridiques qu’au cours des dernières années. Elle est entrée dans la loi de « refondation de l’école de la République » et dans la loi sur la liberté de création, le patrimoine et l’architecture, a inspiré des dispositions de la loi portant « nouvelle organisation territoriale de la République », a bénéficié d’une charte, d’une feuille de route interministérielle, de guides et de circulaires pour la définir et l’encadrer, mais surtout pour la développer.

 

En effet l’unanimité s’est faite sur sa nécessité, mais aussi sur le constat qu’elle ne touche encore qu’une petite minorité des élèves et étudiants du pays. De nouveau les campagnes électorales de 2017 ont résonné de vertueuses déclarations d’intention à son sujet. L’engagement a été pris par le président Macron, au premier rang de ses propositions sur la culture, de permettre à tous les enfants et adolescents d’en vivre l’expérience. Il semblerait que cette volonté n’attende plus pour se concrétiser que des moyens budgétaires à la mesure de l’enjeu et des méthodes de coopération adéquates entre les collectivités publiques concernées. 

 

L’éducation artistique se voit pourtant contestée dans ses fondements – le partenariat entre artistes et enseignants (avec souvent le concours de médiateurs) autour d’un projet de réalisation pratique qui favorise la rencontre avec les œuvres et mobilise des connaissances de diverses disciplines – par des conceptions qui en contestent la portée pédagogique, en minimisent la dimension pratique, ou bien en méconnaissent la dimension symbolique.

 

D’abord, de nombreux tenants des fondamentaux la dédaignent car ils omettent que la faculté de dire, de ressentir, de se situer par rapport aux autres et vis-à-vis du monde fait partie du socle de connaissances, de compétences et d’aptitudes sur lequel un jeune doit s’appuyer pour s’orienter, au même titre que lire, écrire et compter. D’autre part, au nom de l’indispensable transmission des savoirs, les défenseurs de l’histoire des arts sous-estiment l’importance des ateliers au cours desquels les élèves éprouvent de manière sensible les langages de ces arts en commençant par s’y initier. Enfin, certains promoteurs de l’improvisation (dont personne ne conteste le rôle qu’elle joue dans le processus créatif), qui érigent en modèles les vedettes de la stand up comedy et d’autres formes de divertissement médiatisé, semblent se satisfaire d’une expression des élèves qui ferait l’économie de la distance critique et de l’effort de symbolisation. 

 

Une éducation artistique et culturelle répondant aux criants besoins de la jeunesse en ce domaine ne saurait se passer des atouts dont ces décennies de patiente élaboration l’ont dotée en France : la centralité d’un projet conçu, conduit, évalué en bonne intelligence entre enseignants, artistes et le cas échéant médiateurs, dont la dynamique implique les élèves et entraîne l’ensemble d’une communauté pédagogique, parents compris. Des études de plus en plus nombreuses attestent les effets positifs de telles expériences du point de vue des individus comme de la classe tout entière, notamment en ce qui concerne la motivation et la concentration des élèves, qu’il s’agisse de musique, d’arts plastiques, de cinéma, de théâtre, de danse ou d’arts du cirque.

 

Encore faut-il réunir les conditions pour que ces expériences esthétiques se multiplient à toutes étapes d’un parcours d’éducation artistique et culturelle, de la maternelle à l’université. Cela requiert un réel élan budgétaire, auquel les ministères concernés doivent contribuer à proportion de leurs moyens. Cela nécessite un effort de formation, tant initiale que continue, des futurs enseignants dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPÉ) et des futurs artistes dans leurs filières professionnelles. Cela réclame un effort sans précédent de coordination de la ressource intellectuelle et de la documentation pédagogique, tant physique que numérique. Cela suppose des locaux adaptés aux différentes pratiques artistiques et, surtout, des temps réservés à celles-ci dans les programmes scolaires de chaque cycle.

 

Enfin, s’il n’est pas impudent à un artiste de le rappeler, cela impose aux pouvoirs publics de tous niveaux une coopération systématique et régulière, qui dépasse la rédaction d’un protocole d’accord ou la réalisation d’une opération de communication, afin qu’aucun établissement scolaire ne soit délaissé, ni en zone rurale ni en en zone périurbaine, et qu’à terme aucun élève ne soit privé de la chance d’accorder, à travers les arts, ses émotions et sa raison.

 

Je forme le vœu que le Haut-Conseil devienne la chambre aux échos de ces attentes et une source de propositions concrètes pour en hâter la satisfaction.

 

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Publié le 25 Juin 2017

L'éducation artistique et culturelle est à nouveau une priorité annoncée du nouveau gouvernement. Qu'en pensent les praticiens et les observateurs ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous? Le collectif "Pour l'éducation, par l'art" animera une rencontre sur ce thème pendant le festival d'Avignon. A vos agendas !

 

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Publié le 31 Mai 2017

Dans le cadre du « plan national » pour l’éducation artistique et culturelle qui fut annoncé il y a 5 ans, une des questions débattues se trouvait être la perspective d’un «pôle national de référence » (aussi appelé « observatoire » ou « centre de ressources »...)
Alors que se développent, se diversifient et se décentralisent la plupart des projets, des actions et des acteurs de l’éducation à l’art et par l’art, pour donner force et cohérence à cette ambition nationale, et pour accompagner le développement des politiques territoriales, il nous a semblé pertinent, voire indispensable, d’envisager la mise en œuvre d’une telle proposition.
A condition d’en préciser le sens, la nature et les fonctions.
Nous pensions qu’il serait utile et efficace d’envisager un outil national que nous désignons sous les termes « pôle national de références » ou « observatoire ».
Derrière ces appellations, chacun projettait des images et des perspectives variées et souvent complémentaires : lieu d’évaluation, de ressources, de formation, portail numérique, base audio-visuelle, éditions, colloques, relations internationales, aide à la mise en place de projets territoriaux, valorisation des expériences innovantes...
Parce que nous avons souhaité faire avancer concrètement cette proposition, en préciser le sens, les actions et les modalités possibles, notre Collectif « Pour l’éducation, par l’art » a porté l'initiative d'une première étude de faisabilité sur ce projet, réalisée par Christine Bolze, avec le soutien du ministère de la Culture et de la communication.

Ce travail est aujourd'hui terminé, il peut être consulté (ou téléchargé) ici.

Plus qu'une étude, c'est bien d'une "contribution" dont il s'agit, élément de débat que nous soumettons à l'ensemble de ceux qui auront, désormais, à mener une nouvelle étape de ce combat.

Note : un article complet sur les enjeux du moment "Que peut faire Françoise Nyssen en matière d’éducation artistique et culturelle ?" vient d'être publié dans laGazette.fr sous la plume d'Hélène Girard.

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Publié le 22 Mai 2017

Dernier acte du quinquennat...
Le 10 mai 2017, une circulaire commune a été diffusée, concernant l'éducation artistique et culturelle, signée par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la ministre de la Culture et de la Communication, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, la secrétaire d’État chargée de la ville à Mesdames et Messieurs les préfets, Mesdames et Messieurs les recteurs d’académie, Mesdames et Messieurs les vice-recteurs, Mesdames et Messieurs les directeurs régionaux des affaires culturelles, Mesdames et Messieurs les directeurs régionaux de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale.
 

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Publié le 16 Février 2017

La Fondation Jean-Jaurès a tenu récemment un séminaire sur le thème : "Education artistique et culturelle : comment et pourquoi aller plus loin"

La synthèse et les documents annexes se trouvent désormais sur le site de la Fondation

 

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Publié le 3 Décembre 2016

En septembre 2011, au Théâtre de la Ville à Paris était présentée la pièce de Michel Vinaver : "11 septembre 2001", jouée par une quarantaine de jeunes de la Seine-Saint-Denis et quelques comédiens, sous la direction du metteur en scène Arnaud Meunier. Pour ceux qui eurent la chance d'y assister, ce fut un événement mémorable, à la fois théâtral et pédagogique. Cette aventure avait été initiée par Jean-Charles Morisseau, chef d'entreprise passionné de théâtre et relayée par l'association Citoyenneté Jeunesse dirigée par Jean-Michel Gourden.

Plusieurs mois de travail avaient conduit à la réalisation de ce spectacle. Cette démarche avait été filmée par Guy Girard, réalisant un documentaire "D'un 11 septembre à l'autre" diffusé sur France2.

Cette véritable épopée est désormais racontée et analysée dans le détail dans le livre "D'un 11 septembre à l'autre" (L'école, la banlieue et le théâtre de Michel Vinaver) de Jean-Charles Morisseau et Mathieu Palain, publié chez Lansman Editeur.

En ces temps d'inquiétudes concernant les projets d'envergure en matière d'éducation artistique et culturelle, ce livre nous rappelle que l'ambition est possible. Mieux, qu'elle est nécessaire !

Le DVD est également disponible, avec l'intégrale du spectacle et le documentaire de Guy Girard. Edité par Veilleur de nuit

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Publié le 23 Juillet 2016

A l'initiative du Haut Conseil de l'Education artistique et culturelle (HCEAC), une Charte pour l'éducation artistique et culturelle a été rendue publique le 8 juillet à Avignon, en présence des deux ministres. La voici :

Une Charte pour l'éducation artistique et culturelle

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